Écrit par Léa Philippe, la plume du Shack, le 05/05/2020

Gilbert Montagné

Shack Talk #3 – Gilbert Montagné 

 

 

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Shack Talk #3 – Gilbert Montagné

 

Chanteur, compositeur, auteur, Gilbert Montagné nous a fait le plaisir de nous raconter son parcours et sa vision du monde, qu’elle soit passée, présente ou future. Il avoue « marcher sur trois pieds », entre ces trois temporalités… Une posture visionnaire qui lui permet d’avoir un regard optimiste et d’appréhender le monde des possibles.

Né grand prématuré, non voyant à cause d’une trop forte dose d’oxygène, Gilbert Montagné a toujours traversé la vie avec positivité, bienveillance et espoir.

Pour lui, pas de regret de ne pas voir avec les yeux, il voit la vie avec ses autres sens qui lui ont permis d’imager le monde avec son âme. Une jolie façon d’appréhender la vie sur terre avec poésie et puissance.

 

« J’ai perdu la vue, mais j’ai gagné la vie »

 

Rencontre avec un homme qui virevolte entre passion et optimisme pour recevoir la vie comme un grand champ des possibles.

 

L’imagination comme source des possibles

L’imagination est une source inépuisable de créativité, d’appréhension de la vie et de ses possibles. Gilbert Montagné raconte ainsi qu’il a simplement – et grâce à l’imagination – façonné ses images, et cela dès ses quatre ans, alors qu’il allait d’un appartement à un autre dans l’immeuble familial d’un quartier modeste. Pour lui, cette différence est une force et il nous rappelle la nécessité urgente de faire dialoguer les différences, qu’elles enrichissent les gens plutôt qu’elles ne les séparent.

C’est ce qui fascine lorsqu’on écoute Gilbert nous raconter sa vision du monde –  qui n’a rien à envier aux voyants – cette façon qu’il a de savoir sentir le moment présent et les éléments qui l’entourent.

 

« Le printemps pour moi, c’est l’odeur du soleil sur les rideaux. Je reconnais cette odeur depuis tout petit. »

 

La solitude comme une porte vers les possibles

En couveuse, alors qu’il vient de naître grand prématuré, Gilbert raconte se souvenir de certaines sensations, de l’étroitesse de cette boîte comme il l’appelle. « J’ai eu un appel de la vie me disant de croire en elle. (…) Car le possible n’est possible qu’à partir du moment où l’on admet l’image du possible ! »

Cette sensation de solitude, c’est peut-être aussi un moyen de se poser, de fermer les yeux, de se concentrer sur d’autres sensations, d’accepter l’inconfort ou la différence pour mieux se redécouvrir…  « Ouvrez les yeux de votre esprit » nous conseille Gilbert. Un beau challenge en confinement alors que le doute et l’isolement nous envahissent parfois.

 

 « J’ai appris mes repères et mes repères m’ont pris dans leurs bras. »

 

Croire en sa force intérieure

Gilbert Montagné est un optimiste et pour cela, il conseille de croire en notre force. « Quand on a un problème, c’est bien là qu’il faut croire en sa force. C’est la seule façon de remonter. La bonne nouvelle c’est que l’on remonte toujours ! »

 

Aujourd’hui par exemple, Gilbert espère que nous apprendrons de cette crise, sans refaire les mêmes erreurs : « On a eu les yeux de l’esprit trop fermés. Comment a-t-on pu penser que c’était bien d’avoir des productions à des milliers de kilomètres ? » Un virus comme celui-ci est quelque part une douloureuse leçon pour entrer dans un mode de vie planétaire plus équilibré.

 

Cette période de confinement et d’inconnu non prévue remet l’humain au centre : « J’espère que l’humain va prendre plus de place et que l’on va se rapprocher les uns des autres, se regarder avec un regard plus ouvert et optimiste et recommencer à se parler. » Nous sommes là pour nous faire du bien, et non du mal nous rappelle Gilbert Montagné : « Je pense que le beau est là pour vaincre, que le mal est temporaire. »

 

Un retour à l’Amour ?

Selon Gilbert, si le monde manque d’amour, c’est parce que nous n’y croyons pas assez : « Les êtres qui composent ce monde ne croient pas assez aux possibles. »

 

Il est important de retourner à une vision bienveillante des choses et des autres, et c’est peut-être ce que nous rappelle Gilbert lorsqu’il raconte l’anecdote du miroir. Il explique n’avoir jamais senti le besoin de se regarder dans un miroir car pour lui, il sait qui il est, il a son miroir, et c’est ce miroir intérieur qui est bien plus lumineux et authentique que celui d’un reflet renvoyé par un morceau de verre. Une jolie leçon de vie.

 

« Voir, ce n’est pas seulement voir avec les yeux, c’est voir avec l’esprit ».

 

Crédit photo : Christian Kerf

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